La filière Aéronautique

La filière aéronautique comprend l’ensemble des entreprises du territoire français concourant à la conception, la production et la maintenance de matériels aéronautiques - avions, hélicoptères, drones, dirigeables - civils et militaires.

SafranLa filière aéronautique regroupe l’ensemble des entreprises concourant à la conception, la fabrication et la maintenance des aéronefs civils et militaires. Elle est structurée par des grandes entreprises assurant la conception globale des avions et hélicoptères ainsi que leur assemblage. Ces grands groupes s'appuient sur de nombreuses entreprises sous-traitantes, PME/ETI principalement, dont les compétences vont de la fabrication d’outillages, d’éléments mécaniques et électroniques simples jusqu’à la conception, la fabrication et l’assemblage d’éléments complexes comme des tronçons complets d’avion ou des systèmes numériques complexes. Au sein de la filière, le secteur des drones comprend des entreprises de plus petite taille et plus intégrées.


Types d’activités

  • Conception, fabrication et assemblage d’avions, d’hélicoptères ;
  • Maintenance des appareils, fabrication de pièces détachées.


Grands enjeux de la filière

Le contexte dans lequel évolue actuellement la filière est marqué par une évolution importante des normes environnementales et une concurrence étrangère accrue. Le maintien de la position française dans le marché mondial dépendra donc du maintien d’un haut niveau de maîtrise technologique et de l’amélioration de la compétitivité des acteurs nationaux.

Les enjeux de la transition écologique au niveau mondial, en particulier la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, va imposer des modifications profondes dans la conception et l’architecture des avions et hélicoptères. Ces nouveaux paradigmes, en rupture, vont requérir de nouvelles compétences, des investissements lourds en recherche et développement dans la gestion de l’énergie à bord, l’efficacité de la propulsion et l’allègement des structures que les acteurs de la filière doivent maitriser au risque d’être remplacés sur leurs marchés. L’introduction de technologies numériques nouvelles, notamment dans le domaine de la maintenance prédictive et la maitrise des données d’utilisation, pourrait elle aussi faire évoluer les marchés des différents acteurs de la filière.

Le fort développement du marché aéronautique mondial s’accompagne d’investissements conséquents de l’ensemble des autres nations aéronautiques historiques (USA, Royaume-Uni et Allemagne par exemple) mais aussi de nouveaux entrants, « natifs 4.0 »,  comme la Chine, la Tunisie ou le Maroc par exemple. Afin de se maintenir au meilleur niveau mondial en termes de compétitivité, de flexibilité et de réactivité, et malgré la diminution des marges due à cette concurrence accrue, il est nécessaire pour la filière française d’investir dans son outil industriel afin d’adopter les technologies numériques les plus modernes, innovantes et performantes. C’est face à ces enjeux cruciaux pour la filière que l’ensemble des acteurs travaillent de concert pour renforcer la compétitivité de l’industrie aéronautique dans le cadre du CSF.

Exemple de projets structurants portés dans le Contrat de filière

1. Maintenir une dynamique de filière pour la compétitivité future du secteur

La structuration actuelle de la filière aéronautique française lui permet de se préparer à répondre aux défis technologiques et industriels à venir.

Sur le plan technologique, le CORAC, organisme de concertation entre l’industrie et l’Etat pour l’orientation de la recherche aéronautique civile, élabore une feuille de route comprenant, entre autres, des programmes de recherche et développement visant à concevoir des avions ou des hélicoptères plus électriques, plus légers, plus connectés et de plus en plus autonomes. Ces travaux ont déjà abouti à des démonstrations de moteur d’hélicoptère hybride ainsi qu’au  développement d’équipements électriques (actionneurs, moteurs, générateurs) plus puissants en préparation des futures générations d’avions civils et militaires. Ces travaux se poursuivent dans la nouvelle feuille de route établie par le CORAC en 2017, que l’Etat soutient à hauteur de 135M€/an.

2. Accompagner les PME et ETI dans les évolutions technologiques et économiques de l’aéronautique.

Sur le plan de la compétitivité des entreprises, le contrat de filière, dans son programme Industrie du Futur, prévoit l’accompagnement de 300 PME et ETI sur la période 2019-2022 pour l’appropriation des nouvelles technologies numériques et de production. Elles seront accompagnées, dans les premières étapes de leur transformation, par la conduite de diagnostics permettant d’identifier leurs leviers de compétitivité, l’élaboration de leur feuille de route « 4.0 » et sa mise en œuvre sur des premiers cas d’application.

Au niveau de la filière, l’efficacité et la compétitivité seront renforcées par l’amélioration et la diffusion d’outils numériques de collaboration entre donneurs d’ordres et sous-traitants. Ceux-ci viseront à augmenter la rapidité, la qualité et la traçabilité des échanges entre les acteurs.

Cette numérisation des entreprises et de la filière s’accompagnera d’une plus grande sécurisation de ses systèmes informatiques, conduite en collaboration avec l’ANSSI, afin de protéger leur patrimoine industriel et technologique.


Date clés

  • 10 décembre 2018 : signature du Contrat de filière.


Le comité de filière

Eric Trappier
Président du GIFAS
Président-Directeur général de Dassault Aviation


Contacts

Liens et téléchargements

télécharger
Le contrat de filière

(PDF, 1.21 Mo)