Le conseil national de l'industrie

Le Conseil national de l’industrie (CNI) est le principal outil de la stratégie industrielle de la France. Depuis sa relance en 2017, le Conseil national de l’industrie a permis de consolider une réelle dynamique entre les pouvoirs publics et les industriels.


Le Conseil national de l’industrie (CNI) a démontré son caractère indispensable pour la politique industrielle française dans le contexte économique de relance induit par la crise sanitaire de 2020.

Présidée par le Premier ministre et le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance et vice-présidée par Alexandre Saubot, président de France Industrie, cette instance interministérielle réunit les pouvoirs publics et les représentants des entreprises et salariés de l’industrie afin d’assurer collectivement la reconquête industrielle de la France. Sa force d’entraînement autour de projets concrets repose sur sa structuration par filières industrielles réparties en 19 comités stratégiques de filière (CSF).

Une architecture par filière

L’industrie française y est structurée en 19 comités stratégiques de filière (CSF), chacun ayant signé avec le Gouvernement un contrat stratégique définissant ses enjeux clés et des projets concrets. Il s’agit de définir pour chaque secteur d’activité des enjeux clés et des solutions concrètes pour faire passer à l’industrie française le cap du XXIe siècle. Les contrats sont  structurés autour de 5 enjeux de politique publique : innovation, transformation numérique, internationalisation, emploi & compétences, accompagnement des PME.

L’orientation générale des travaux du CNI et leur suivi sont conduits par un Comité Exécutif. Composé lui aussi de représentants des entreprises industrielles, de représentants des salariés, de personnalités qualifiées, de représentants des pouvoirs publics (Etat, région et opérateurs publics tels que Bpifrance), il se réunit sur une base trimestrielle.

Cette architecture par filières est complétée par des modalités de travail transverses, afin de traiter de façon collective les sujets qui touchent l’ensemble des activités industrielles françaises. Leur durée de vie peut être indéfinie ou liée à une mission précise, comme ça a pu être le cas pour la question de l’accès au financement. Différentes formations existent actuellement :

  • Une section thématique consacrée aux questions d’emplois et de compétences
  • Les groupes de travail, lancés en 2021 afin de répondre aux nouveaux enjeux de l’industrie soulevés par la crise sanitaire
    • La politique industrielle de l’énergie
    • La relocalisation et l’autonomie stratégique
    • L’attractivité de la France pour l’industrie
  • Le CNI international, afin de traiter les sujets liés à l’export et à l’activité à l’international des entreprises françaises
  • Le Conseil national de l’hydrogène, afin de structurer les échanges entre l’État et les parties prenantes de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné
  • Le Conseil pour la mixité et l’égalité professionnelle dans l’industrie, afin de renforcer la présence des femmes dans l’industrie

Le CNI peut aussi mandater des missions thématiques, qui sont lancés ponctuellement pour répondre à des problématiques spécifiques concernant l’ensemble des filières ou certaines seulement. On peut citer par exemple les deux missions « Vulnérabilité des approvisionnements » et « bio-productions » achevées en mars 2019 et dont les recommandations vont faire l’objet d’un suivi dédié.

Le CNI au service de la relance de l’industrie

Le contexte sanitaire et économique de l’année 2020 a permis de démontrer la pertinence de cette structuration par filière autour du CNI. La mobilisation des industriels impulsée par le Conseil a été essentielle pour permettre une reprise de l’activité et la relance de l’économie, notamment en termes d’échanges avec le Gouvernement, de démarche solidaire pour l’accompagnement des PME et l’approvisionnement en équipements de protection, de préparation de plans sectoriels de relance (pour les filières automobile et aéronautique notamment).

Pour répondre à la crise sanitaire, le Premier ministre a appelé les filières à élaborer des avenants à leurs contrats de filière, lors du comité exécutif du 14 septembre 2020, afin d’intégrer les nouveaux enjeux industriels soulevés par la crise sanitaire. Dans ces avenants, les CSF prévoient des projets dans chacun des 4 axes suivants : la transition écologique, la compétitivité et la souveraineté, la cohésion et les relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants.

Organisation du CNI

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Gouvernance

Jean Castex, Premier ministre
Président du Conseil national de l'industrie
 

 

 

Alexandre Saubot, Directeur général d'Haulotte
Vice-président du Conseil national de l'industrie.

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Contact

contact.cni[ @ ]finances.gouv.fr