La filière nucléaire

La filière nucléaire française rassemble des groupes industriels français d’envergure internationale, des organismes publics de recherche et un large tissu de PME. Filière intégrée ayant un savoir-faire de premier plan, son excellence est reconnue à l’échelle planétaire.

Types d’activité

  • Activités relatives aux différentes phases du cycle industriel d’une centrale de production d’électricité : études de conception, fabrication des matériels, construction des installations, exploitation, contrôle et maintenance des installations, démantèlement des installations, assainissement, traitement et stockage des déchets.
  • Activités relatives au cycle du combustible : extraction, conversion, enrichissement, fabrication, traitement et recyclage, fabrication d’équipements électriques ou mécaniques, fabrication d’assemblages combustibles, montage d’équipements électriques ou mécaniques,  ingénierie, maintenance, transport nucléaire, contrôle fabrication et construction

Chiffres-clés

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Dates clés

  • 28 janvier 2019 : signature du contrat de filière Nucléaire en présence de François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, et de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.

La filière nucléaire française

La filière nucléaire française intègre l’ensemble des acteurs intervenant dans le cadre de la production d’énergie nucléaire, garantissant une maitrise complète des métiers et des savoir-faire nécessaires. Elle contribue donc fortement à l’indépendance énergétique de la France. Avec un mix électrique largement décarboné (à 94%) s’appuyant sur la complémentarité des ENR (dont hydroélectricité) et du nucléaire, la France fait partie des 6 pays du monde à avoir déjà atteint l’objectif du GIEC « d’au moins 80% d’électricité décarbonée ».

Par son importance, face aux risques d’espionnage industriel et de prise de contrôle capitalistique, ainsi qu’au regard de la nécessité de pérenniser les outils industriels nationaux, l’avenir de cette filière repose sur sa capacité à assurer sa souveraineté industrielle et technologique. Elle se place aussi au service de la sécurité énergétique de la France.

Les caractéristiques de la production d’électricité nucléaire sont :

  • une absence d’émission de CO2 ;
  • une facilité de pilotage en dehors des arrêts programmés ;
  • un encadrement réglementaire très strict des activités, tant sur le plan de la sûreté et de la sécurité que sur ceux de l’environnement et de la santé ;
  • une haute technicité des entreprises et une forte compétence des personnels de la filière.

La sûreté nucléaire et la radioprotection constituent la priorité absolue de l’exploitation nucléaire. Tous les industriels de la filière doivent faire la preuve de leur capacité à maîtriser cet objectif, capacité matérialisée par une qualification prononcée par des organismes indépendants pour une durée déterminée sur leur domaine de compétence. Autour des acteurs industriels, la filière nucléaire inclut également des acteurs dont les missions sont de contrôler la mise en œuvre réglementaire, délivrer des certifications, qualifications et habilitations pour les entreprises et les intervenants, et former aux compétences pré-requises pour les interventions dans les installations.

La filière nucléaire française totalise plus de 2100 années réacteurs d’expérience (parc de 58 réacteurs en France) et bénéficie également de l’expérience acquise à l’international, avec les 120 réacteurs de technologie française dans le monde. Au total, elle intervient pour des prestations de services sur près de 250 réacteurs dans le monde.

Les grands enjeux de la filière

Afin de permettre à la filière nucléaire française de conserver dans l’avenir ses activités et ses savoir-faire, plusieurs enjeux majeurs sont à relever :

  • faire croître l’acceptabilité du nucléaire auprès du grand public, notamment par une meilleure communication sur la sureté nucléaire, et renforcer l’attractivité de la filière pour obtenir des recrutements de qualité ;
  • donner de la visibilité sur l’avenir du secteur afin que les entreprises de la filière puissent continuer à investir et innover (notamment pour des compétences dont les formations sont longues) ;
  • proposer des solutions pérennes pour les déchets, la fermeture du cycle et promouvoir les solutions d’économie circulaire ;
  • optimiser le coût du nucléaire neuf et contribuer à l’instruction d’une décision relative à l’engagement d’un programme industriel de construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France ;
  • maintenir et maitriser les coûts restant à engager pour le parc existant en France ;
  • promouvoir à l’international les solutions techniques françaises pour l’ensemble du cycle de vie des installations (nouveau nucléaire, services aux exploitants, cycle du combustible, composants et déconstruction).

Exemples de projets structurants portés dans le contrat de filière

1. Garantir les compétences et l’expertise nécessaires pour une filière nucléaire attractive, sûre et compétitive.

Actions retenues :

  • Améliorer l’attractivité de l’industrie en général et de la filière nucléaire en particulier, et mettre en lumière les métiers de l’industrie, les faire connaître en mettant en avant leurs atouts (organisation de forums déclinant « l’Usine Extraordinaire » en régions, de journées « portes ouvertes », de visites d’installations, etc.).
  • Mieux connaître les emplois concernés aux niveaux national et territorial (mise à jour de la cartographie de la filière de 2016 basée sur des chiffres de 2014).
  • Disposer des offres de formations initiales et continues, et maintenir un niveau suffisant de recrutements dans la filière (cible de 4000 alternants à l’échéance 2021, développement et financement des Actions de Formation En Situation de Travail-AFEST, mise en place d’un EDEC adapté à la filière nucléaire pour fin 2020).

2. Structurer, grâce au numérique, la supply chain et la démarche d’innovation au sein de la filière.

Actions retenues :

  • Définir en 2019 l’articulation des différentes plateformes de la filière nucléaire, notamment en support des grands projets industriels à l’export en intégrant aussi bien les besoins liés à l’ingénierie (PLM), que les activités d’exploitation et que l’amélioration permanente de la sûreté.
  • Mettre en service progressivement, entre 2019 et 2022, sous gouvernance du GIFEN, la plateforme numérique « EDEN », support des activités d’exploitation et de maintenance sur le parc Français. Cette plateforme permettra par exemple le partage des plannings, ainsi que la dématérialisation des dossiers de réalisation de travaux entre EDF et ses partenaires.
  • Mettre en service de manière progressive « ESPN Digital » entre 2019 et 2021. La réglementation ESPN (Equipement Sous Pression Nucléaire) est actuellement une barrière à l’entrée pour de nombreux fabricants. Avec la plateforme ESPN Digital, une aide pas à pas pour les fabricants d’équipements sous pression nucléaire sera proposée pour les principaux livrables couplés à un dispositif d’échange simplifié.

Le comité de filière

Dominique Minière, Directeur exécutif groupe en charge de la direction du parc nucléaire et thermique EDF

Contacts :

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