Industriels de la Mer

Le CSF des industriels de la mer regroupe 4 secteurs économiques qui affichent entre eux des complémentarités et des enjeux communs. Il apparait comme essentiel à une politique de croissance de l’économie maritime, qui suppose aujourd’hui une industrie reconnue, ambitieuse et surtout solidaire.

 

C’est la mer et ses spécificités propres qui rassemblent ces industries.

Elles abordent, chacune à leur manière, ce milieu particulier : les industriels de la mer sont les seuls à concevoir et à construire des objets de travail et de vie, des lieux d’habitation ou de loisir, que sont les navires et les plateformes.

Ce savoir-faire est commun à l’ensemble du secteur industriel, utilisant un large panel de technologies, souvent de pointe, et des problématiques partagées (corrosion, mouvement de plateformes, agression des paquets de mer, systèmes embarqués, propulsion…).

Le poids économique dominant des activités industrielles de la filière dans les villes du littoral français en fait l’un des moteurs principaux de leur développement. Les bassins d’emplois concernés bénéficient, grâce aux industriels de la mer, d’une source majeure de revenus, d’emplois et de développement économique.


Types d’activité

  • Industrie navale civile et militaire ;
  • Énergies marines renouvelables ;
  • Offshore ;
  • Industries et services nautiques.


Grands enjeux de la filière

Longtemps, les 4 composantes des industries de la mer ont vécu séparément sans développer suffisamment leurs perspectives industrielles communes et la filière donnera son plein potentiel en faisant travailler mieux ensemble les industriels de la mer.

Pour ce faire, 4 thématiques fondatrices orientent les actions de la filière :

  • Une réorganisation de la gouvernance de la R&D autour de thématiques partagées.
  • La transformation numérique des entreprises à l’échelle de toute la filière avec des approches communes.
  • Le renforcement de l’attractivité des métiers industriels de la mer qui est une priorité partagée par tous pour développer les emplois et les qualifications.
  • L’augmentation de la part de la France dans le commerce international avec la capacité des entreprises à développer une offre compétitive de produits adaptés au marché mondial et soutenue par les pouvoirs publics.

Dans une dynamique territoriale nouvelle, incluant non seulement la métropole mais aussi l’Outre-Mer, le contrat de filière signé en octobre 2018 a pour ambition de définir les principaux enjeux pour le développement de la filière et d’indiquer les engagements de l’Etat et des industriels pour les quatre années suivantes. L’enjeu collectif est d’atteindre d’ici à 2022 33 Mds € de chiffre d’affaires et de créer 10 000 emplois, en France. La filière des industriels de la mer jouera alors un rôle moteur et mesurable dans les perspectives de croissance envisagées du secteur maritime.

Exemples de projets structurants portés dans le Contrat de filière

1. Être acteur de la transition écologique.

L’objectif de ce projet est de favoriser l’émergence de nouveaux matériaux dans des chantiers et industries adaptés aux nouveaux enjeux environnementaux, de développer l’autonomie des plateformes et l’intelligence des systèmes embarqués, ou encore promouvoir le développement de nouvelles énergies plus propres et plus économiques ainsi que la diversification durable des ressources marines.

En termes d’organisation, la filière souhaite un pilotage unifié du soutien à l’innovation pour mieux cibler les aides publiques comme les projets industriels à soutenir. La création d’un CORIMER, venant remplacer l’ancien CORICAN et dont les feuilles de route doivent être élargies aux 4 groupements industriels du CSF est prévue.  Le CORIMER devient donc l’instance de dialogue et d’orientation entre le Comité R&D de la filière des industriels de la mer et les pouvoirs publics.

2. Anticiper les besoins en compétences, formations et emplois des industriels de la mer et renforcer l’attractivité des métiers de la filière.

Les récents succès commerciaux des industriels de la mer marquent leur entrée dans une période de croissance organique. Néanmoins, le secteur maritime dans son ensemble est confronté à la fois à des difficultés de recrutement et à un manque de compétences devenu structurel sur certains métiers clés, essentiellement ouvriers et techniciens (du diplôme national du brevet à Bac +3). Cet état de fait est dû à la fois au manque d’attractivité des métiers industriels et à une offre de formation initiale encore très fragmentée et ne tenant pas assez compte des besoins des industriels.

Dans ce projet, il s’agit de promouvoir les carrières de la filière, de les faire connaître et de présenter la richesse, la modernité et la technicité des métiers, tout en créant une communauté de culture et de valeurs.

Ce projet doit permettre aux industriels de spécifier leurs besoins qualitatifs et quantitatifs en compétences et adapter les dispositifs de formations en conséquence, tout en rénovant l’apprentissage, l’alternance, et le tutorat pour faciliter le recrutement des jeunes en formation et valoriser les perspectives de carrières en entreprise.


Dates clés

29 octobre 2018 : signature du Contrat de filière.


Le comité de filière

Président : Hervé Guillou

Président Directeur Général de Naval Group
Président du Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN)


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