La filière Eau

La filière française de l’eau regroupe l’intégralité des activités permettant l’alimentation en eau des populations. Le savoir-faire français est aussi présent dans le monde : 132 millions de personnes sont desservis en eau potable par des acteurs français hors de l’hexagone.

 

Du captage d'eau brute jusqu’au robinet de l'abonné, c’est une longue série d’activités couvertes par la filière française de l’eau qui ont lieu : l'eau est transportée jusqu’aux usines de potabilité, puis stockée et distribuée à l’usager.

De plus, pour alimenter les consommateurs, elle doit être maintenue sous pression.

Rejetée après l’usage, les eaux usées sont dirigées vers des usines de traitement qui, lui faisant subir plusieurs procédés, restituent une eau conforme à la qualité des milieux. Cette activité se fait sous la responsabilité des collectivités qui peuvent choisir de déléguer tout ou partie de leurs missions.

Au regard des nouveaux défis que sont la disponibilité de la ressource et le maintien de la qualité (suite à la présence de nouveaux polluants générés par les activités humaines), la filière doit déployer des solutions technologiques et organisationnelles dans le respect des contraintes économiques.


Types d’activité

  • Ingénierie et informatique ;
  • Conception et fabrication d’usines et d’équipements (canalisations, pompes, vannes, équipements de mesures, laboratoire,…) ;
  • Exploitation des usines et pose des canalisations.

    Grands enjeux de la filière

    L’alimentation en eau potable des populations, qui seront concentrées à 75% dans les villes à l’horizon 2050, se heurte à l’émergence de nouveaux types de polluants dont la détection et l’élimination font appel aux technologies de pointe du secteur. A ces défis mondiaux s’ajoutent les défis locaux de l’entretien et du renouvellement des infrastructures d’eau et d’assainissement, particulièrement dans les zones rurales. Par ailleurs la filière doit s’organiser pour être en mesure de répondre aux nouveaux défis liés aux enjeux énergétiques et environnementaux en développant des services de qualité autour de réutilisation des eaux et des sous-produits. Confrontées à des problématiques sectorielles mais aussi transverses (énergie, agriculture, biodiversité), elle doit poursuivre la recherche de nouvelles solutions qui puissent prendre en compte tous les changements, qu’ils soient sociétaux, climatiques, environnementaux, ou économique.

    Exemples de projets structurants portés dans le contrat de filière

    Deux études ont été menées récemment par la confédération des acteurs de l'eau. Ces travaux ont servi de socle à la construction du contrat du CSF eau :

    • 1 étude prospective sectorielle (PIPAME) : "L'Eau du futur" cofinancée par la Direction Générale des Entreprises et la confédération "La Filière Française de l'Eau" (conclusion publiées au 1er semestre 2019)
    • 1 étude Emploi-Compétences en 2019 ciblée sur les métiers en tension du secteur, et cofinancée par le Ministère du Travail (DGEFP) et les membres de la confédération de l'Eau.

    Le contrat de filière assemble 5 projets structurants regroupant les actions prioritaires à mener pour que la filière française de l’eau puisse offrir des solutions face aux grands enjeux de demain. Par exemple :

    Projet de détection des micropolluants.

    L’intégration des bio-analyses dans le champ de la surveillance réglementaire des milieux aquatiques, en complément des analyses chimiques « traditionnelles » et des indices hydrobiologiques, est aujourd’hui considérée comme inéluctable. La filière de l’eau s’assigne donc aujourd’hui un double objectif face aux besoins en termes de détection, d’analyses et de traitement des micropolluants :

    Créer un « cluster national de la bio-analyse de l’Eau » des Start-ups et TPE intégrant les laboratoires universitaires, rattaché à la Filière Française de l’Eau via le Pôle national de compétitivité de l’Eau et ses clusters régionaux.

    Donner de la visibilité aux technologies et solutions existantes de détection et traitement des nouveaux polluants.

    Projet de développement du big data de l’eau.

    L’optimisation de la gestion et du renouvellement des infrastructures a été affichée comme une priorité par l’Etat à l’occasion de la clôture de la 1ère phase des Assises de l’eau par le Premier Ministre en 2018.

    Le développement de ces technologies passe par la « massification » des données patrimoniales et d’exploitation actuellement disséminées dans les territoires, et la constitution de bases de données d’expérimentation (« bacs à sable ») pour perfectionner rapidement les algorithmes de prédiction des défaillances des réseaux et des équipements d’usines, développés par les entreprises du secteur.


    Dates clé


    Le comité de filière

    Antoine Frérot, président
    Président-Directeur général Veolia

    Marie-Ange Debon, vice-présidente
    DGA Suez


    Contacts

    L'info en continu

    Filtrer

    Type de contenu
    Type de média