La fillière Industries et technologies de santé (ITS)

La filière ITS comprend l’ensemble des entreprises du territoire français concourant à la recherche, au développement, à la production et commercialisation dans le domaine de la santé : laboratoires pharmaceutiques, dispositifs médicaux, diagnostic in vitro et entreprises du numérique.

La filière regroupe l’ensemble des entreprises concourant à la santé des français. Cette industrie et ces technologies sont implantées sur l’ensemble du territoire français :

  • 260 laboratoires pharmaceutiques sont répartis sur plus de 400 sites industriels. Une quarantaine de façonniers travaillent pour ces donneurs d’ordre. Au total des grandes entreprises, des ETI et des PME font de la R&D, dont de nombreux essais cliniques pour leurs candidats-médicaments (ou le suivi en vie réelle), de la production de médicaments sur le territoire.
  • 1343 fabricants de dispositifs médicaux dont 92 % sont des PME.
  • 100 entreprises du diagnostic in vitro dont 90 % sont des PME.
  • en ce qui concerne les entreprises du numérique en santé, elles sont très diverses et en lien avec des éditeurs de logiciels santé. Cependant on constate qu’il y a de nombreuses start up qui innovent dans des applications, des solutions de télémédecine ou d’outils d’aide à la décision clinique ou d’analyse de données de santé.
  • la filière compte également environ 450 biotechs et medtechs de très petite taille. Elles sont souvent issues de la recherche française (Spin off).

6 pôles de compétitivité démontrent la vitalité de ce secteur : Alsace Biovalley, Atlanpôle Biothérapies, Eurobiomed, LyonBipole, Medicen Paris Region, Nutrition Santé Longévité.

 


Types d’activités

  • Recherche, développement, production et commercialisation de médicaments, de dispositifs médicaux ou de diagnostics in vitro ;
  • Développement du numérique et de l’intelligence artificielle en santé.


Grands enjeux de la filière

Le contexte dans lequel évolue actuellement la filière est marqué par une croissance mondiale de la demande en santé. Les entreprises doivent constamment adapter des innovations de rupture pour rester compétitives. La concurrence étrangère est forte, elle requiert de s’adapter à une médecine de plus en plus personnalisée et à des exigences réglementaires et sanitaires croissantes.

Ce secteur est en effet extrêmement réglementé et régulé. Une grande partie des prix (médicaments et dispositifs médicaux ou diagnostics in vitro remboursés) sont fixés par l’Etat.

La position française dans le marché mondial dépendra donc du maintien d’un très haut niveau de maîtrise technologique et de l’amélioration de la compétitivité des acteurs nationaux.

Les technologies médicales multiples, les diagnostics et thérapies innovantes ainsi que des données plus facilement exploitables notamment grâce à l’intelligence artificielle et des objets connectés sont les grands enjeux de demain pour ce secteur économique.

Dans ces conditions le CSF des industries et technologies de santé propose, en utilisant les atouts majeurs de la filière et notamment de son tissu industriel innovant, solide et dynamique, une ambition forte à l’ensemble des acteurs concernés.

Cette ambition se traduit dans les 6 projets structurants qui répondent aux enjeux stratégiques que le CSF a identifiés. Ces projets sont le cœur du contrat de la filière qui a été signé le 4 février dernier entre l’Etat (trois ministères : Economie et finances, Recherche et Innovation, Santé), les industriels (représentés par la FEFIS) et les organisations syndicales (CFDT et FO)

Exemple de projets structurants portés dans le cadre du Contrat stratégique de filière

1. Développer une filière innovante de bio-production par l’émergence de technologies de rupture.

La production de thérapies biologiques innovantes est un enjeu compétitif majeur, mais est également indispensable pour garantir un meilleur accès des patients aux innovations de demain et garantir notre indépendance sanitaire. En effet, avec l’émergence de nouvelles technologies, il est maintenant possible d’envisager des approches technologiques totalement disruptives permettant la production de thérapies innovantes, à des coûts abordables, et au plus près du malade.

Il s’agit donc de : (i) renforcer la productivité de nos industriels grâce aux technologies de rupture, (ii) de créer un tissu de start-ups et de PME et une offre renforcée de formation aux technologies développées dans ce projet structurant, et enfin (iii) de transférer les technologies développées pour une première industrialisation sur des sites de fabrication pharmaceutiques situés en France.

2. Intelligence artificielle et santé.

La France dispose aujourd’hui de bases de données de santé uniques au monde en médecine clinique et de ville, via l’organisation de son système de soin. Le Gouvernement a souhaité permettre un accès effectif à ces données, via l’initiative du Helath Data Hub, en créant un guichet unique permettant l’accès et le traitement des données de santé dans un environnement sécurisé. Il s’agit pour le CSF d’aborder de façon concertée les conditions permettant l’émergence d’un écosystème de référence en matière d’application des technologies d’analyse numérique pour la recherche et la valorisation des données de santé. Le but ultime est de permettre une réelle émergence d’une médecine personnalisée et de précision.

Il s’agit tout d’abord de (i) mettre en place des groupes de travail entre industriels et administrations afin de concevoir un cadre commun pour les producteurs et les utilisateurs des données de santé, et de (ii) créer des plateformes de convergence, pour la création de valeur à partir de données partagées, via deux cas d’usage en médecine personnalisée et de précision dans les domaines de l’oncologie et des maladies immuno-inflammatoires.


Date clés


Le comité de filière

Jean-Luc Bélingard
Président du CSF Industrie et technologies de santé


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